OCCUPéE

Rien. Rien. Rien du tout. Et tout à la fois.
Dans ma tête, c'est un peu le flou. Pas nécessairement artistique, non. Même si ça, encore, ça pourrait être pas mal. Non, c'est juste que tout s'y bouscule, tout s'entrechoque, tout s'enlace ou se démêle.
Tu vois, c'est le flou.

FLOUuuuuUuUuUUUuuu...

Certaines questions trouvent réponse, mais d'autres questions toujours plus compliquées s'ajoutent à la liste. Elles me narguent, me regardent désespérer, m'épuiser à tenter de leur donner l'ombre d'une solution. Je pleure.
Puis des fois, ça va. Genre vraiment. Elles ne m'ennuient pas, elles restent sagement sur un banc pendant que je fais ma vie, que je suis occupée. Elles se font oublier.
Et puis j'y repense. Et c'est comme un coup de fouet au milieu du dos. MERDE, vous êtes encore là vous? Vous n'avez jamais fini de me faire chier avec toutes vos conneries, vos problèmes à la con? J'en veux pas de vos problèmes, je peux pas. J'en peux plus! Vous me noyez, m'ensevelissez sous votre poids, comme sous six tonnes de ciment coulé! Lâchez-moi, dégagez!
Comme la force d'un aimant, les insultes et l'énervement ne font que les attirer. Elles deviennent plus envahissantes, plus collantes, elles me pénètrent et bloquent la sortie. Il n'y a pas de sortie. Ni de solution.

Arrêter.
De.
Penser.

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